Des nouvelles fraîches sur Buffy par anapoetic

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Newsletter Buffy du 07.08.2014

Quelles températures, quelles chaleurs, lors de ce mois ! Les ordinateurs n'aiment pas trop, comme les humains d'ailleurs. Petit rafraîchissement avec la NL !

- 4/07, Buffy84 (Responsable des partenariats)

- 6/07, A. Busch (36 ans)

- 7/07, R. La Morte (44 ans)

- 8/07, I. Limon (38 ans)

- 23/07, C. Carpenter (44 ans)

- 25/07, D. B. Woodside (45 ans)

C'est certes les vacances d'été, mais il n'en est pas toujours le cas pour tout le monde. Anthony Head, prêtera sa voix au personnage de Flash dans The Unbeatables (les imbattables), film d'animation de J. J. Campanella. Sortie anglaise : 15/08 prochain. Seth Green, quant à lui, il sera à l'affiche dans The Identical, drame signé D. Marcellino, dans lequel il joue Dino. Ray Liotta, Ashley Judd ou encore Joe Pantoliano complètent le casting.

Poursuivons les news avec Kali Rocha, qui joue un rôle dans Space Station 76, la comédie de science-fiction seventies de Jack Plotnick. Liv Tyler, Jerry O'Connell et pleins d'autres font parti du casting. Aucune date de sortie n'a été communiquée. Le trailer de The Scribbler, le thriller signé John Suits, dans lequel Michelle Trachtenberg et Eliza Dushku se retrouvent, est enfin disponible ICI. Date de sortie US : 19 septembre prochain.

Pour finir les news, un lien d'une magnifique news du site, rédigée par Clark77, intitulée Jada Pinkett Smith Fan de Buffy

Le Malleus Maleficarum
Source : livre Les Grandes Enigmes

La sorcellerie est, à l'origine, une part des religions païennes continuant à survivre grâce à une poignée de fidèles qui croient pouvoir communiquer, par magie, avec les forces de la nature. Puis, au fil du temps, le christianisme devient de plus en plus triomphant, laissant toute magie comme un commerce entretenu avec le Diable, et les sorciers sont pourchassés par l'Eglise Catholique désormais toute-puissante.

Vers 1485 paraît le Malleus Maleficarum (le Marteau des Sorcières), manuel de lutte contre les démons, qui devient rapidement le bréviaire (livre de prières que les prêtres catholique doivent lire chaque jour) de tous les inquisiteurs.

I]Une nouvelle forme d'hérésie

Selon la tradition le sorcier est celui qui sait obtenir, par des moyens magiques et inavouables, des satisfactions tant morales que matérielles. Personnage ambigu, capable de faire le mal mais aussi de guérir, il est à la fois craint et respecté par les populations paysannes, qui attribuent généralement de grandes vertus aux philtres qu'il concocte. Mais dés le Xè s., l'Eglise Catholique voit en lui un ennemi incarnant la survie des pratiques préchrétiennes, puis un personnage hérétique qui s'est fait le serviteur du Diable.

Dés 900, la sorcellerie est ainsi dénoncée par le moine Réginon de Prüm. Puis en 1270, paraît la Summa de Officio Inquisitionis (le Traité de l'office de l'Inquisition), qui édicte les peines à infliger aux sectateurs du Démon. En 1535, à Toulouse, un procès retentissant a lieu devant le tribunal de l'Inquisition. 63 hommes et femmes accusés d'hérésie avouant sous la torture qu'ils adorent Satan et se rendant à des sabbats. Dès cette époque, les crimes d'hérésie et de sorcellerie sont donc associés. Un démonologue (qui étudie la science des démons) de l'époque, Jean Vinetti, dans son Tractarus contra demonum invocatores (Traité contre les invocateurs du Démon) de 1450, fait d'ailleurs explicitement entrer la sorcellerie dans le cadre de l'hérésie.

Mais c'est surtout au XVè s., que se développe une violente répression de la sorcellerie. Le Pape lui-même intervient : Innocent VIII promulgue en 1484, une bulle Summis desiderantes affectibus qui condamne la sorcellerie comme l'ont déjà fait les autorité temporelles. La publication du Malleus Maleficarum s'inscrit dans le contexte. Il n'est d'ailleurs pas le seul code destiné à guider les inquisiteurs, puisqu'il s'inspire d'autres manuels du même genre : La Pratica Officii Inquisitionis (La Pratique de l'Inquisition), due à l'Inquisiteur Bernard Gui (personnage qu'Umberto Eco fait apparaître dans son roman Le Nom de la Rose) et le Directorium Inquisitorum (Guide des Inquisiteurs), rédigé par Eymerich

II]Sorcières plutôt que Sorciers

Le M. M. est dû à deux inquisiteurs dominicains, dont Jakob Sprenger (1436-1505), supérieur d'un monastère. Le but des autres est de convaincre les populations de la réalité de la sorcellerie, et de donner aux inquisiteurs une méthode pour traiter ce qu'ils considèrent comme une forme gravissime d'hérésie. Le rôle laissé à la délation est importante et le recours à la torture, appelée "question", est préconisé le cas échéant. Cette dernière apparaît comme un moyen parmi d'autres pour obtenir des aveux, et les tribunaux religieux ne sont pas les seuls à l'utiliser.

Les autres remarquent que la sorcellerie est essentiellement un phénomène féminin. Ils ne font en cela que constater un fait : les procès en sorcellerie concernent alors surtout que des femmes - les chiffres dont nous disposons montrent qu'un homme pour trois ou quatre femmes seulement est condamné pour ce crime. Le vieu sentiment de misogynie, ou en tout cas de méfiance de l'Eglise vis-à-vis des femmes, qui voit dans les filles d'Eve d'éternelles tentatrices, transparaît ici. A cela s'ajoute une crainte de la sexualité incarnée par les femmes : les pages du M. M. relatives à ces dernières en disent long sur la crainte et le mépris que les deux dominicains leur portent.

Le M. M. inspire une série de texte similaires qui alimentent à leur tour les verdicts de très nombreux procès. A travers toute l'Europe, la lutte contre la sorcellerie se poursuit, avec une rigueur inégale selon les époques, les plus troublées favorisent le mieux la répression. Mais c'est en Allemagne que celle-ci est la plus sanglante. La violence des juges est parfois si forte qu'elle suscite des révoltes et que certains inquisiteurs sont assassinés, dont le fanatique Conrad de Marbourg. Neufs procès de sorcellerie ont également lieu dans le Nouveau Monde, notamment à Salem, en 1692.

Après avoir atteint son apogée au début du XVIè s., cette répression commence à décliner vers la fin du XVIIè s. Mais elle a longtemps été si intense que l'expression "Chasse aux Sorcières" demeure, de nos jours, synonyme de poursuites arbitraires et iniques (gravement injustes). poursuites vaines d'ailleurs : sorciers et sorcières continuent à mener leurs mystérieuses pratiques ou à abuser de la crédulité populaire, un peu partout dans le monde.

Je vous dis à la prochaine. Bisous. Bye.

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