Des nouvelles fraîches sur Buffy par anapoetic

Newsletter Buffy

Newsletter Buffy du 28.11.2014

Une NL courte en NEWS mais avec la troisième et dernière partie du dossier sur Salem.

Novembre

- 5/11, A. Shimerman (65 ans)

- 6/11, G. Hertzberg (42 ans)

- 14/11, Cobrate (Agent Smith)

- 17/11, L. Roberts (42 ans)

- 18/11, E. A. Allen(44 ans)

Décembre

- 30/12, E. Dushku (34 ans)

Nous recherchons un Rédacteur des News.

Encore des guests, toujours des guests ! Nos stars du Buffyverse ne ratent jamais une occasion de se montrer. Comme A. Hannigan et B. Lawson. La première, apparaîtra dans une série comique de CBS, The McCarthys, relatant la vie d'un jeune gay au sein d'une famille catholique, actuellement en cours de diffusion. La deuxième, apparaîtra dans la deuxième saison de Chicago P. D. et retrouvera une autre personne du Buffyverse, B. Chase. Ce qui nous amène la news suivante, qui le concerne biensûr. Donc, il fera son retour avec Longmire, miraculeusement sauvée de l'annulation, pour une 4ème saison de 10 épisodes, par Netflix. Diffusion USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande : février 2015.

La suite SVP ! Une sortie en DVD et Blu-Ray pour The Scribbler, thriller avec M. Trachtenberg et E. Dusku, le 17/12 prochain. Prix FNAC : 9.99 € (DVD), 14.99€ (Blu-Ray). Deux acteurs et le projet filmographique : C. Carpenter, avec Street Level, aux côtés de Drea de Matteo, Mark Boone Junior et David Labrava ; son rôle est celui de Sydney. Aucune autre information à ce sujet. E. Balfour dans la peau de Bobby Beausoleil dans Manson Girls, se focalisant sur la secte de Charles Manson et de ses adeptes féminines. Tournage qui débutera en Février 2015. Finissons ces news avec S. Green, et une bonne cause ! Il a participé à la campagne de l'UNICEF visant à promouvoir l'action dans la protection des droits de l'enfant. Ainsi, avec une pléiade de stars, ils ont repris le titre mythique Imagine de John Lennon.

Salem (troisième partie)
Source : livre Sectes Mystérieuses

V] Il pleut encore des accusations

A) 1ère exécution

A cette époque, Burroughs était le desservant d'une paroisse isolée du Maine, mais le bras séculier de la justice fut assez long pour venir le chercher au beau milieu du repas de famille. Le degré suivant dans l'escalade fut gravi quand les filles prononcèrent le nom du capitaine John Alden, marin respecté dont la famille avait débarqué avec les premiers colons du Mayflower en 1620. Lorsqu'il eut jeté un regard sur les enfants dans le prétoire, elles poussèrent des cris perçants et se roulèrent sur le sol. Il se tourna vers les magistrats et leur dit : Pour quelle raison ne vous roulez-vous pas par terre vous aussi quand je vous regarde ? Sa question resta sans réponse et il fut incarcéré. Mais Alden n'avait nulle intention de se laisser prendre sur la déposition de quelques fillettes hystériques. Il soudoya son geôlier, s'évada un beau matin et courut se mettre à l'abri jusqu'à la fin de la crise.

La première accusée à passer en jugement fut Bridget Bishop, qui tenait un cabaret dans la ville. Ses voisins n'aimaient pas ses toilettes voyantes. Plusieurs hommes témoignèrent qu'elle leur était apparue en rêve, ou plutôt qu'elle leur avait envoyé son double pour les troubler. Elle fut déclarée coupable et conduite le 10/06 sur la crête rocheuse de Gallows Hill pour y être pendue.

La Cour siègea une nouvelle fois à la fin de juin, et ce fut le tour de Rebecca Nurse. Elle passa en jugement avec quatres autres femmes, dont Sarah Good, que les juges déclarèrent coupables sans la moindre hésitation. Mais devant Rebbecca, qui maintenait patiemment qu'elle n'avait jamais tourmenté ces enfants, non, jamais ! leur conviction n'était pas faite. Il y eut aussi le témoignage de sa soeur Sarah, qui avait surpris l'une des filles en train de se faire une égratignure avec une épingle avant de crier que Goody Nurse l'avait attaquée. Le jury déclara Rebecca non coupable, mais Stoughton entra en fureur et demanda au jury de reconsidérer l'affaire. Le deuxième verdict fut conforme à ses voeux et Rebecca fut conduite à la potence le 19/07.

B) 2è et 3è vagues

Cette seconde fournée d'exécutions créa la panique chez les accusés survivants, et chez tous ceux qui espéraient encore. Certes, parmi les condamnés, il y avait eu quelques femmes de petite vertu, mais lorsqu'un tribunal osait condamner une Rebecca Nurse plus personne ne pouvait se sentir en sécurité. un certain nombre d'accusés passèrent aux aveux, car il était notoire que quiconque avouait échappait à l'exécution. Ils racontèrent que le Diable les avait visités sous l'apparence d'animaux divers pour les inciter à tourmenter leurs voisins. Tous se rétractèrent par la suite, en justifiant leurs aveux par la peur du gibet. Il est possible aussi que la mort leur ait été épargnée dans l'espoir de nouvelles révélations de suspects. Il reste que seuls furent envoyés à la potence les innocents irréductibles.

La troisième session du tribunal eut lieu en août, avec 6 accusés condamnés. Mais déjà certains citoyens du Massachusetts commençaient à signer des pétitions pour une justice plus équitable. Leur mouvement n'était toutefois pas encore assez puissant pour avoir raison de la croyance populaire selon laquelle le Diable sillonnait cette province pour y abattre le royaume de Dieu par le biais de la sorcellerie. Comment douter de la perversité des prisonniers, disait-on, quand ses effets sur les pauvres filles étaient éclatants à l'audience.

Parmi les personnalités qui se rendirent à Salem pour se rendre compte par elle-même, on relève le nom de Cotton Mather, un pasteur qui croyait sincèremment à la sorcellerie, et dont les écrits sur le sujet avaient été beaucoup lus dans la région. Il suivit le procès de Burroughs et le déclara parfaitement correct - alors même que le seul chef d'inculpation retenu contre lui était de s'être rendu invisible, lors de la cueillette des fraises des bois, pour pouvoir en ramasser davantage que ses compagnons !

C) Même la confusion n'arrête rien

Lorsque Borroughs monta sur l'échafaud, il se passa quelque chose d'étrange. Il avait déjà le noeud coulant autour du cou quand il se mit à réciter le Notre Père correctement ; au sabbat, il le disait toujours à l'envers. Mais la prière de Burroughs fut exacte mot pour mot et son recueillement sembla si profond que le public se mit à murmurer que ce n'était peut-être pas un sorcier. Il y eut même un mouvement de la foule pour le libérer, mais Cotton Mather veillât et s'écria que le Diable savait aussi se travestir en ange de lumière. Et Burroughs fut pendu.

Dans la même charrette se trouvait George Jacobs ainsi que John et Elizabeth Proctor. Les deux premiers furent pendus. Enceinte, Elizabeth vit son exécution retardée, ce qui lui sauva le vie.

D) Loi, peine, pendaison

La cour siègea encore en septembre et prononça 15 condamnations, dont celles de Tituba et de Martha Cory, la femme qui s'était moquée des filles quelques 6 mois plus tôt. une 16è personne était passée en jugement : Giles Cory, le mari de Martha, âgé de 80 ans. Son cas présenta une difficulté de procédure, car il s'obstina à refuser de dire s'il plaidait coupable ou non. Or selon la loi anglaise, et donc en Nouvelle-Angleterre, nul ne pouvait être jugé - hormis le cas de haute trahison - s'il n'avait déclaré se reconnaître coupable ou innocent. Mais la loi avait aussi prévu un moyen d'inciter l'accusé à se prononcer, il suffisait de l'astreindre à peine forte et dure. Cette peine était exécutée en entassant des poids sur le corps du prisonnier jusqu'à ce que la douleur le force à parler. Les juges condamnèrent donc Cory à ce châtiment et le shérif et ses adjoints l'emmenèrent vers un champs voisin du tribunal. Ils empilèrent un tas de pierres sur sa poitrine, sans le faire plier, même quand la pression eut fait sortir sa langue de sa bouche ; le shérif la repoussait du bout de sa canne. Giles mourut sans mot dire après une agonie de 48heures.

3 jours plus tard, sa femme et 7 coaccusés étaient pendus. Les autres avaient passé des aveux et regagné la prison. Mais avant la session suivante du tribunal, les filles se mirent à exagérer. Les gens avaient pensé que l'exécution des sorcières apaiserait leurs tourments, ce fut en réalité le contraire. Pour une accusée conduite au gibet, les enfants en nommaient un tas d'autres à suspecter. Elle finirent par prononcer des noms que les enquêteurs les plus partiaux ne pouvaient accepter : des parents des juges et la propre femme du gouverneur, Lady Phips.

E) Nouveau tribunal, autres règles

Ce dernier était resté longtemps absent. Il était parti en expédition contre les Indiens, sur la frontière canadienne, pendant la majeure partie de cette période. Lorsqu'il sut ce qui s'était passé, il désavoua avec fureur le juge Stroughton et lui intima l'ordre de faire cesser les activités de son tribunal d'exception. Des voix plus raisonnables parvinrent enfin à se faire entendre. l'aspect théologique du problème fut soumis à un grand nombres d'ecclésiatiques, moins crédules sans doute que Samuel Parris et que Cotton Mather. Le propre père de Cotton, Increase Mather, recteur de l'université d'Harvard, déclarait alors Mieux eût valu laisser échapper 10 suspects que de condamner un seul innocent pour crime de sorcellerie.

Un nouveau tribunal fut nommé et la preuve spectrale écartée comme sans caleur. A mesure que les condamnés se virent graciés et que les accusations des prévenus tombèrent, les prison commencèrent à se vider. Le 14/01/1693, le gouverneur Phips accorda une amnistie générale aux derniers accusés. Le Massachusetts était enfin libéré de cette fièvre maligne et se remit aux tâches quotidiennes de la vie. Mais au village de Salem, les cicatrices devaient demeurer visibles pour des générations.

VI] Résultat et Bilan

A) La vraie sorcellerie

Au cours de cette hystérie, les petites filles avaient été à l'origine de 200 arrestations et de 30 condamnations à mort. 19 personnes furent exécutées, une maltraitées à mort, deux moururent en prison. Une autre s'évada, deux virent leur exécution reportée pour cause de grossesse et furent graciées par la suite. 5 autres échappèrent à la potence en passant aux aveux après leur condamnation. Lors du reflux de la fièvre de démence, il restait plus de 150 personnes en prison. En dépit de l'amnistie, ces gens eurent à payer leurs frais tribunal et de prison avant d'être remis en liberté. Tituba fut l'une des dernières à être libérée car Parris refusait de payer pour elle. Elle fut finalement vendue pour honorer la facture. Quant à Parris, il fut contraint de donner sa démission de ministre du culte de Salem en 1697.

Sans le moindre doute, une forme élémentaire de magie a dû être pratiquée au village de Salem, et Tituba n'est certes pas tout à fait innocente de pratique de sorcellerie. C'est peut-être le contraste entre l'exotisme de ses sortilèges et de ses contes de fées, et l'ambiance la plus puritaine de Nouvelle-Angleterre, qui provoqua de tels ravages dans l'esprit de la petite Elizabeth et de ses compagnes. Les puritains condamnaient toute superstitions, d'où qu'elle vînt, ce qui n'empêcha pas la superstition de persister. A leurs yeux, c'était l'oeuvre de Satan, mais ils croyaient la voir en tout ce qui contrariait leurs propres convictions. Même la vivacité contestataire de la jeunesse était pour eux marquées du sceau de Satan.

B) Le pouvoir des ados

Les adolescentes de Salem avaient rapidement découvert que leurs "accès" leur procuraient une bonne occasion de se défouler et de se livrer à des excès, sans rien risquer des rigueurs de la loi ni de la religion. Le tout était d'inventer une justification à leurs bouffonneries. il se trouva des adultes tout à fait respectables pour la leur fournir ; un docteur et un pasteur, entre autres. Une fois lancée la première accusation de sorcellerie, le point de non-retour était dépassé. Et même si une fille hésitait, il y avait toujours un adulte - la mère d'Ann Putnam notamment - pour la presser de témoigner.

La chasse aux sorcières de Salem a probablement été déclenchée par l'effet de quelque dérangement cérébral chez des petites filles hypersensibles comme Elizabeth Parris. Elle a très certainement été alimentée par malveillance, exhibitionnisme et désir de sensations fortes. Une des filles avoua plus tard : Nous avons fait ça pour nous divertir et nous nous sommes bien amusées. (jeu qui a causé la mort de plus d'un innocent, qui a aucun moment de la "partie" était au courant qu'il ou elle jouait et en ignorait également les règles du jeu, sales petites [email protected]€****) Pour satisfaire leurs apétits de sensations, les filles mirent à profit les grandes peurs de l'époque. 22 de leurs compatriotes devaient en mourir.

C) Morale

22 personnes, c'est un chiffre ridicule en comparaison des centaines milliers d'êtres humains qui moururent en Europe voici quelques années, souvent après des tortures abominables. Salem doit sa célébrité au fait que le bon sens y soit revenu relativement vite, et surtout à la publicité que lui ont faite les pamphlétaires, les journalistes et les rédacteurs de procès-verbaux. Grâce à eux, les protagonistes de cette affaires sont demeurés vivants parmi nous, avec leurs vices ou leur noblesse de caractère et leur idées préconçues. Ce furent en majorité des esprits troublés qui agirent aux mieux de ce qu'ils croyaient être le Bien./p>

Je vous dis Au Revoir. Ce fut ma dernière NL. J'ai été ravie d'avoir fait une partie de route avec vous. Mais en ce moment, je prépare un déménagement, et derrière un emménagement, donc je n'aurai plus accès à internet avant un bon petit moment, c'est pourquoi, juste après cette publication, je donnerai ma démission, et libèrerai la place de REDACTEUR de NL pour le quartier de BUFFY, qui à partir de maintenant est à pourvoir (information qui peut rejoindre la rubrique QUARTIER de cette NL). Cela dit je reste une abonnée à Hypno, et au quartier, ainsi qu'à la NL, mais en tant que lectrice.

Je conclus en vous souhaitant une belle fin d'année, et que la prochaine vous soit couverte de pleins de bonnes choses !!!! Merci à vous. Bises xxx

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